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PREPARATION PHYSIQUE SPECIFIQUE AU SKI
Que l'on pratique le ski occasionnellement comme un loisir ou que l'on soit un compétiteur confirmé, la préparation physique est primordiale.
Elle a deux objectifs principaux : éviter les blessures très souvent provoquées par une condition physique insuffisante ou inadaptée, et améliorer son potentiel athlétique afin de pouvoir se concentrer sur sa technique ; il devient alors beaucoup plus aisé de progresser et ... de prendre du plaisir !
Je vous propose un panel d'exercices de renforcement musculaire, des étirements et des séances adaptés à quatre niveaux de pratique distincts, du skieur autonome ou skieur confirmé.
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LES DIFFERENTS NIVEAUX TECHNIQUES
NIVEAU 1 :
Skieur de technique moyenne, passant partout, voulant simplement profiter d'une dizaine de journées de ski sans frôler l'épuisement.
NIVEAU 2 :
Skieur de bon niveau technique, sachant utiliser les trajectoires coupées, désireux de mieux utiliser les capacités de son matériel, s'aventurant parfois en hors-piste.
NIVEAU 3 :
Bon voire très bon skieur, amateur de grandes courbes bien engagées, aussi bien sur piste qu'en dehors, voulant augmenter ses qualités physiques, notamment en puissance pour encore progresser.
NIVEAU 4 :
Très bon skieur pratiquant la compétition dans un club.
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LES EXIGENCES DU SKI ALPIN
Il reste très difficile de définir précisément le modèle biomécanique du skieur, a fortiori pour le type de travail musculaire sollicité.
L'évolution du matériel autorise des appuis coupés très francs, où le skieur se retrouve avec des angulations tronc membres inférieurs et des flexions de genoux importantes, et ce en subissant des facteurs de charge et donc des contraintes élevées.
Il faudra donc être capable de résister à ces conditions spécifiques, ce grâce aux membres inférieurs et à la musculation du tronc, tout en soutenant cet effort dans le temps.
Augmenter ses qualités physiques, c'est reculer son propre seuil de vulnérabilité et donc celui de la blessure.
Car, malgré ce que l'on pourrait croire, la majorité des accidents survient par inattention à faible vitesse ...
C'est aussi reculer le seuil de fatigue, ce qui vous rend plus disponible tout au long de la journée.
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LES RISQUES LIES A LA PRATIQUE DU SKI ALPIN
Ils restent avant tout liés à la traumatologie des membres et de la colonne vertébrale, en y incluant les traumatismes crâniens.
Pour protéger un minimum votre tête et votre rachis des chocs directs ou indirects, on ne peut que conseiller le port d'un casque et d'une protection dorsale.
Les lésions du membre supérieur et de la ceinture scapulaire sont la conséquence, dans l'immense majorité des cas, d'une chute.
Le raisonnement simpliste qui en découle est qu'il ne faut pas tomber ... et donc avoir suffisamment de puissance, d'anticipation et de force dans les muscles des jambes et du tronc pour se rééquilibrer et ainsi éviter la chute.
La pathologie la plus connue et médiatisée reste la rupture du ligament croisé antéro-externe, car elle implique une opération chirurgicale et un arrêt de l'activité sportive pendant au moins 6 mois, quand tout va bien ...
Le travail du préparateur physique consiste à voir comment réduire les risques de rupture de ce fameux "croisé", autant par le travail musculaire que par l'amélioration de votre proprioception.
Les causes d'une blessure sont multiples et multifactorielles, mais je reste convaincu qu'une bonne préparation physique influe très favorablement sur les capacités techniques, ainsi que sur la prise d'informations, quelles qu'elles soient ...
L'expérience a montré que ce manque de préparation, et parfois dans le détail comme dans le ski de très haut niveau, reste trop souvent à l'origine d'une blessure.
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